Carpe diem est une locution latine extraite d’un poème d’Horace qui est habituellement traduite par « Cueille le jour sans te soucier du lendemain ».

 
Littéralement, cette phrase signifie « Cueille le jour (et sois) la moins curieuse (possible) de l’avenir ». Elle est tirée de vers latin du poète intéressé par l’épicurisme et le stoïcisme Horace. Elle résume le poème qui le précède et dans lequel Horace cherche à persuader Leuconoé de profiter du moment présent et d’en tirer tous les bénéfices sans s’inquiéter ni du jour ni de l’heure de sa mort. Rendu célèbre auprès du grand public depuis l’Antiquité, l’extrait Carpe diem fait l’objet d’une mauvaise interprétation : traduit par « Profite du jour présent » (alors que les deux mots signifient « cueille le jour ») et compris comme une incitation à l’hédonisme le plus fort, peut être le plus aveugle, il perd tout rapport avec le texte original, qui, au contraire, incite à bien savourer le présent (sans toutefois récuser toute discipline de vie) dans l’idée que le futur est incertain et que tout est appelé à disparaître.
 
En conclusion… Savourez cet instant, ce lieu, cette ambiance, ce repas.
 
 
 
 
 
Epicuriens de père en fille...
 
« Elle apprécie les bons vins comme moi ». Pas étonnant dès lors que Johanne Caloiero ait choisi d’épouser la même voie que Sylvestre, son père. Celle de la restauration et du goût… .Il voulait l’appeler l’Epicurien mais un magasin portait déjà ce nom. Alors lorsqu’il revient s’installer aux origines de son apprentissage, à Thionville, Sylvestre Caloiero choisit le nom de « Carpe Diem » pour son restaurant. Apprécier la vie, tout simplement. « J’ai repris Les Portes de France il y a un an et demi » explique le patron. « Après 25 années en exil au Luxembourg, j’ai souhaité revenir là où j’ai commencé pour voir ma fille suivre mes traces ».
 
Car sa fille, Johanne, a fait le choix qu’il appréhendait un peu, mais dont il est très fier aujourd’hui, celui de prendre un jour la succession de son père. « J’ai commencé en 1968 au service en salle au buffet de la gare. Puis j’ai travaillé au Beffroi, à l’Horizon et au restaurant du Commerce de Koenigsmacker ». C’est au Beffroi que Sylvestre Caloiero décide de s’accorder une parenthèse et se tourne vers la brasserie. « Puis je me suis intéressé à la cuisine pour être complet » explique l’homme aujourd’hui épanoui dans son art. Deux autres expériences au Luxembourg dont l’une en tant que directeur d’un établissement et l’autre à son compte. Et voilà l’homme de retour après une « grosse parenthèse ».
 
Experte dans le conseil d’un vin
 

Récemment, le guide Pudlo Lorraine vient de lui décerner deux fourchettes et une marmite. Ce qui le classe sur le podium thionvillois. Les marmites… c’est justement ce qui fait la réputation de son établissement. Cassoulet, tripes à la mode de Caen, jambon aux lentilles, tête de veau, choucroute. Des plats traditionnels bien servis. « Mais pour l’été, comme c’est un peu lourd, j’ai une carte de salades très sympathique ». De quoi profiter de l’une des 40 places que compte la terrasse dans un des plus beaux quartiers thionvillois et faire un brin de causette avec le père ou la fille. Paraît-il qu’elle deviendrait à son tour experte dans le conseil d’un vin. On demande à voir !

 

 

fermé samedi midi, dimanche soir et lundi toute la journée.